16 février 2016 My Communications Manager

Mauvaises pratiques du net, le côté obscur de la force

My Communications Manager agence de communication Val d'Oise 95 Enghien-les-Bains - Mauvaises pratiques du net

Dans un business de l’internet en plein boom, générer du trafic est un enjeu majeur de succès. La course effrénée au gain peut se traduire par la mise en oeuvre de mauvaises pratiques, destinées à favoriser la visite ou le clic, parfois à tout prix. En voici quelques unes.

Le référencement « Black hat »

Dans le but de booster son positionnement dans les moteurs de recherche, des pratiques d’optimisation de référencement non conformes aux recommandations peuvent être appliquées. C’est ce qu’on appelle le référencement « Black hat ». Plus généralement, on qualifie de « Black hat » toute technique de référencement visant un gain à court terme et non pérenne.  A l’inverse, les référenceurs respectant les recommandations sont qualifiés de « White hat ». Améliorer la position de son site dans les moteurs de recherche est la raison d’être du référenceur et, à ce titre, l’innovation est indispensable à la bonne réalisation de sa mission. Les techniques ainsi que les recommandations évoluent donc, c’est pourquoi certains procédés sont qualifiés de « borderline », c’est-à-dire qu’ils n’enfreignent pas directement les règles, mais qu’ils ne respectent pas totalement les consignes édictées non plus : on les qualifie alors de « Grey hat ».

A titre d’exemple, voici quelques techniques entrant dans la qualification de « Black hat » :

  • Acquérir des liens en masse (inscription automatique dans une centaine d’annuaires)
  • Gavage de mots clés
  • Nombreux backlinks vers votre site provenant de sites/blogs qui ne sont pas dans votre thématique
  • Utilisation de textes invisibles
  • Utiliser un titre qui n’a rien à voir avec le contenu de la page, etc…

Des techniques somme toute contre-productives si l’on considère le risque de se retrouver pénalisé par Google : une fois ces méthodes démasquées, le scoring du site serait alors dégradé et pourrait même subir les foudres ultimes de Google, c’est-à-dire ne plus être référencé du tout durant plusieurs semaines…

L’achat de fans, de followers ou de vues

Cette mauvaise pratique est régulièrement dénoncée mais pourtant continue de faire des émules chez les webmarketers. Créer une communauté, c’est-à-dire regrouper des visiteurs appréciant le contenu publié sur une page et désireux de suivre son actualité, est un travail de longue haleine qui nécessite investissement et temps. Acheter des fans (pour Facebook), des followers (pour Twitter) ou des vues, permet de gonfler artificiellement le succès de sa page en un temps record, puisque, moyennant finance, seules quelques heures d’attente suffisent. On qualifie ces fans de « fans fantômes ».

Plusieurs inconvénients sont à noter :

  • La communauté ainsi créée n’est pas qualifiée, c’est-à-dire qu’il s’agit là de visiteurs qui n’achèteront probablement jamais vos produits ou services.
  • Son taux d’engagement sera limité, voire inexistant : personne ne partagera vos statuts ou n’interagira avec vous. C’est d’ailleurs notamment à cela que l’achat de fans est facilement repérable sur une page.
  • Se faire repérer aura pour conséquence un discrédit immédiat de votre page et de votre image.

Ainsi, plusieurs marques internationales, comme par exemple Orangina, et des personnalités publiques ont subi les conséquences de bad buzz (à lire notre article sur la gestion des bad buzz) lorsque des journalistes ont dénoncé leur utilisation de cette pratique.

Le clickbaiting

Littéralement « pièges ou aimants à clics », le clickbaiting consiste en un post faisant appel à l’émotion et au voyeurisme, destiné à recueillir un maximum de clics et de likes. Ainsi, des titres racoleurs attisent l’intérêt du chaland : « Je n’aurais jamais pensé qu’on puisse confier une enfant abandonnée à un ancien prisonnier avant de lire ceci », « Est-ce le texto le plus embarrassant jamais reçu ? »… Et c’est sans surprise que le contenu obtenu en cliquant sur ce lien est beaucoup moins excitant que le titre ne le laisse supposer, voire carrément déceptif. Mais le but de la manoeuvre est atteint : vous avez cliqué. Autre technique découlant du clickbait, la publication de photos, exploitant tous azimuts le handicap, les enfants, les animaux (et plus particulièrement les chats, bien connus pour faire recette sur le web) qui font pleurer dans les chaumières : « Cette jeune femme handicapée pense qu’elle est laide. Si tu la trouves belle, like et partage ». Sans surprise, plusieurs milliers de personnes attendries aiment et partagent. Ces pratiques irritant de plus en plus les utilisateurs des réseaux sociaux, ces derniers devraient prendre des mesures pour les limiter prochainement. A suivre donc.

En attendant, petit bonus : le site parodique upworthygenerator.com vous offre la possibilité de générer des posts de clickbait automatiquement.

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