5 (bonnes) raisons d’externaliser sa communication

Externaliser sa communication

Embaucher ou externaliser ? Choix stratégique s’il en est, l’externalisation de la communication d’une entreprise est un mode de fonctionnement qui présente de nombreux avantages, à tel point qu’il se mue désormais en tendance lourde dans les entreprises. Voici les raisons pour lesquelles il est pertinent d’explorer cette option pour votre entreprise.

Une nouvelle vision

Externaliser sa communication auprès d’un professionnel, c’est bénéficier d’un oeil neuf et d’idées fraîches. Non formaté par votre entreprise, parfois même par votre secteur d’activité, un prestataire extérieur utilise ses schémas intellectuels, ses propres codes et sa culture de communicant pour emmener votre entreprise sur d’autres territoires de réflexion. Une occasion parfaite de challenger vos positions et d’identifier, pourquoi pas, des axes d’amélioration.

Compétences et technicité au menu

Dans certaines entreprises, il est d’usage de confier les sujets relatifs à la communication à des employés qui apprécient ou ont du temps à consacrer à ces tâches. Erreur : il s’agit d’une problématique stratégique pour l’entreprise et la prendre à la légère peut être une source de déconvenue majeure. Malgré toute la bonne volonté de vos équipes, elles ne sont pas formées aux techniques, aux procédures, aux outils et à la culture dans lesquels baignent les communicants. Les techniques sont nombreuses et évoluent rapidement, notamment en matière de digital. Externaliser sa communication, c’est étendre votre expertise, gagner en qualité et permettre à vos employés de se consacrer à ce pour quoi vous les avez embauchés.

Le budget, toujours le budget

Contrairement à un recrutement, l’externalisation permet de limiter les investissements à un cadre contractuel de court terme, et ce sans subir le poids de charges patronales. Ainsi, le site Cartouche vide a-t-il préféré externaliser son plan de communication plutôt que d’embaucher un Directeur Marketing, qu’il aurait coûté aux environs de 70 000 euros par an, hors charges. Son plan opérationnel lui en a coûté 50 000, tous frais compris. 9 mois après, le trafic du site avait triplé (source : Le Parisien, 19 octobre 2015).

Une réactivité et une souplesse au top

Par définition, un professionnel indépendant organise son temps, et peut donc faire preuve de davantage de souplesse et de réactivité qu’un employé dont le temps de travail se limite aux horaires prévus par son contrat. Il s’agit là d’un mode de collaboration à la carte parfaitement adapté aux contraintes et aux besoins des entreprises de petites et moyennes tailles. Pas de recrutement, ni de formation à prévoir. Enfin, un avantage non négligeable : un contrat de prestation est moins engageant qu’un CDI.

Gagner du temps

Prendre le temps de peaufiner votre stratégie, vous recentrer sur votre coeur de métier, sur d’autres problématiques que vous aviez laissées de côté, tout en ayant l’esprit tranquille : n’est-ce pas le luxe suprême de l’externalisation ?

De l’intérêt d’exercer son droit de réponse… ou pas

Une mauvaise information, une retranscription erronée, voire une mauvaise interprétation est vite arrivée. A l’occasion d’une interview ou de la reprise d’un communiqué, une erreur a été commise lors de sa diffusion dans les médias. Faut-il faire valoir son droit de réponse ?

Vous aviez parfaitement préparé votre interview, vous êtes rompu à l’exercice et l’échange avec le journaliste vous a paru fluide. Mais à la parution de l’article, vous découvrez qu’une coquille s’y est glissée.

Dans un tel contexte, il faut bien garder en tête le principe essentiel de liberté de la presse, qui s’applique de la même façon au journalisme d’investigation, à la politique… qu’à votre entreprise. En clair, le journaliste n’est pas téléguidé dans la production de son contenu et en reste seul maître. Il est rare, par exemple, qu’un journaliste accepte de vous transmettre un article pour relecture. Tout au plus, si vous entretenez de bonnes relations avec lui, vous adressera-t-il les citations retenues.

Difficile d’anticiper la coquille, il ne reste plus qu’à réagir a posteriori.

Si le préjudice est léger, un simple coup de fil au journaliste pour lui signifier la coquille est à privilégier. Cela ne changera rien à l’affaire, mais un échange courtois permettra de d’envisager la poursuite de bonnes relations professionnelles à l’avenir.

Sans aborder la question particulière du droit à l’image ou de la diffamation, si le préjudice est plus important – la coquille en question a un impact sur votre le développement de votre business par exemple – la possibilité d’exercer votre droit de réponse s’offre à vous.

Dans ce cas, il vous faudra adresser par courrier recommandé au directeur de la publication la raison de votre courroux, accompagnée d’un argumentaire solide quant au préjudice occasionné et ce dans les trois mois suivant la parution.

Un rectificatif pourra être envisagé, mais seul le directeur de la publication pourra en décider.

Globalement, le droit de réponse reste très peu exercé, pour différentes raisons. Tout d’abord parce que cela met le problème en lumière – une seconde fois – ce qui n’est pas souhaitable. Ensuite, parce que cela sous-entend que vous avez des difficultés à gérer vos relations presse, à maîtriser votre communication et votre image. Enfin, les relations presse reposent sur le bon relationnel entretenu avec les journalistes, qu’une telle procédure viendrait peut-être irrémédiablement entâcher.

En résumé, le droit de réponse est un outil à utiliser avec précaution si la médiatisation est stratégique pour votre entreprise.

Communiqué de presse : 5 astuces pour sortir du lot

Dans un contexte où les journalistes reçoivent pléthore de communiqués chaque jour, comment faire émerger le sien ? Suivez le guide.

Votre entreprise lance un nouveau produit, fait de la croissance externe ou votre DG prend de nouvelles fonctions. Quelle que soit la taille de votre entreprise, vous voilà face à l’exercice délicat que représente la conception d’un communiqué de presse qui sortira du lot, de ceux qui captent l’attention de leur lecteur et se transforment comme par magie en un article au verbe enthousiaste relayant votre information.

Avant de parvenir à ce résultat, faites le contrôle technique de votre communiqué de presse en 5 points de vigilance.

Tout dire dans les premières lignes

A l’instar d’un recruteur, un journaliste n’a que quelques minutes à consacrer à la lecture des communiqués reçus, il doit donc en retirer rapidement la substantifique moëlle dès le début de sa lecture. Résumer en quelques lignes, dès le premier paragraphe de son communiqué, l’information à reprendre en s’appuyant sur les mots-clés « qui font tilt » est une première garantie de succès.

Faire court

Less is more… Si vous devez raconter des tartines pour promouvoir votre information, c’est que vos arguments ne sont pas suffisamment impactants ! Mieux vaut se concentrer sur l’essentiel et sur une formulation bien sentie que le journaliste pourra éventuellement reprendre « telle quelle ». Fuyez les superlatifs pompeux et les affirmations péremptoires sans preuves, décrédibilisant l’ensemble de votre document.

Rester sobre dans la mise en forme

En la matière, mieux vaut privilégier une mise en page simple, académique mais claire, de son contenu. Par exemple, se limiter au logo de votre entreprise et retenir une police de caractère standard type Arial qui évitera les problèmes d’affichage de votre document à l’ouverture.

Privilégier le format PDF

Pas de souci de version de logiciel ! Et aucune chance qu’une erreur de manipulation ne fasse disparaître une partie de votre document.

Joindre les documents annexes dès l’envoi du communiqué

Obtenir immédiatement toutes les informations susceptibles de lui être utiles dans la rédaction de son article font gagner au journaliste un temps précieux. Joignez à votre email photos, brochures, liens vers une vidéo, etc… qui appuyeront avantageusement votre communiqué.

Après envoi, je recommande un petit coup de fil à vos journalistes « chouchou » qui permettra de prendre la température quant à la manière dont votre communiqué a été perçu. Une opportunité supplémentaire de s’améliorer mais aussi de s’assurer d’une éventuelle reprise…